« Je n’ai pas le temps ». Si vous ne le prenez pas, c’est lui qui vous possédera !
Le temps est une notion complexe, à la fois objective et subjective. Oui, les journées font 24 heures pour tout le monde, que l’on soit ministre ou mère au foyer. Mais nous avons toutes expérimenté cette étrange élasticité : une heure d’ennui ou de souffrance paraît une éternité, tandis qu’un moment de joie file en une seconde.
Aujourd’hui, nous avons l’impression que le temps nous glisse entre les doigts. Entre le travail, les enfants, la maison, les trajets et le zapping incessant des réseaux sociaux, nous vivons en apnée. Pourtant, le temps reste maîtrisable. À une condition : changer notre façon de l’habiter.
La leçon du piano : respirer pour s’incarner
Je me souviens d’une leçon hautement symbolique donnée il y a longtemps par mon professeur de piano. J’essayais d’apprendre une étude de Chopin qui devait se jouer très rapidement (tempo 144 au métronome, pour les connaisseuses !). Je m’acharnais, je ratais, je m’énervais. Au bout de la énième répétition, j’ai lancé : « Ce n’est pas possible, je n’ai pas le temps de faire 4 notes à cette vitesse ! »
Elle m’a alors donné le meilleur conseil qui soit :
« Au lieu de te précipiter comme un cheval emballé, RESPIRE. Prends le temps de POSER tes mains sur le clavier, profondément, en SOUFFLANT à partir du ventre. »
Et le miracle a eu lieu. Quand j’ai intégré cela dans mon corps, mes doigts ont suivi. J’ai réussi à placer mes notes, non pas en courant après le temps, mais en l’habitant. En m’incarnant dans chaque note.
La leçon est la même pour votre vie : La précipitation est l’ennemie de l’efficacité. Vous avez toutes en mémoire le gag du pot de moutarde qui s’écrase parce qu’on a voulu aller trop vite, ou la pile de linge qui dégringole. Perdre du temps à se poser, c’est souvent en gagner pour la suite.
Le piège du perfectionnisme
Ensuite, il faut simplifier. Toutes les tâches ne sont pas urgentes au même titre. Renoncez à l’idée que tout doit être parfait. Le perfectionnisme est, avec la précipitation, la pire façon de gérer son temps.
Je suis comme vous : quand mon mari fait la vaisselle, ça me démange de lui dire d’utiliser le côté grattant de l’éponge. Mais quand je rentre tard et que la cuisine est propre (même imparfaitement), je suis soulagée et je peux profiter d’un moment avec lui. Déléguez. Vos enfants, votre conjoint, vos collègues existent. Laissez-les faire à leur manière.
L’égoïsme bien compris
Le vrai problème des femmes n’est pas tant de prendre du temps, mais de le prendre SANS CULPABILISER. Si vous prenez une heure pour vous mais que vous gardez un œil sur votre montre et l’autre sur votre téléphone, vous ne vous ressourcez pas.
Mon père me parlait souvent de « l’égoïsme bien compris ». Il entendait par là le fait indispensable de s’accorder des plages pour ne penser qu’à soi, afin de revenir vers les autres avec de nouvelles forces. « Il faut s’inscrire dans la durée », me disait-il. Si vous êtes épuisée et frustrée, c’est cette énergie négative que vous offrirez à vos proches. Si vous êtes bien dans votre peau et dans votre image, c’est votre lumière qui rejaillira sur eux.
Le temps est une décision
La notion de temps est comme celle de la liberté. On n’est pas « libre » dans l’absolu, on est libre DE faire quelque chose. Idem pour le temps. Dire « Je n’ai pas le temps » est flou. Dire « Je décide de ne pas prendre le temps de… » ou « Je prends le temps DE… » est beaucoup plus concret.
Alors, commencez dès à présent. Au lieu de subir votre agenda, décidez : « Aujourd’hui, je vais prendre le temps DE m’occuper de moi. »
Car n’oubliez jamais : vous êtes des femmes à part entière, et pas des fragments de féminité éparpillés.
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